Harry Potter, 9 ans, courut hors de la maison
au 4 Privet Drive aussi vite que ses jambes maigres pouvaient le porter.
Il s’accrochait à son sac à dos qui était déchiré
en deux endroits et qui, semblait-il, ne ferrait pas un jour de plus. Le
garçon fluet coupa par la pelouse de son voisin pour apercevoir
le bus scolaire démarrer dans un vrombissement, sans lui. À
bout de souffle, Harry s’arrêta net et maudit sa bonne étoile.
Ce serait la quatrième fois qu’il serait en retard à l’école,
ce mois-ci.
Ce n’était pas sa faute. Si Tante Pétunia
ne lui avait pas fait laver la vaisselle du petit déjeuner (deux
fois, histoire d’être sûre qu’elle serait « débarrassée
de ses germes ») il aurait eu tout son temps pour se rendre à
l’arrêt de bus. Dudley s’y était rendu assez tôt et
avait eu assez de temps pour boxer deux personnes, ce qui l’avait mis d’excellente
humeur. Harry, par contre, s’écorchait les paumes à nettoyer
la tonne de sirop d’érable collée au fond de l’assiette de
Dudley. Ensuite, Tante Pétunia lui avait fait récurer la
poêle où elle faisait ses « fameux » matefaims
; elle était incrustée de petits bouts de pâte brûlée
et cela pris à Harry dix bonnes minutes pour les désincruster.
Enfin, avec à peine quelques minutes devant lui, Harry s’était
précipité hors de la maison avec Oncle Vernon qui lui
criait dessus à cause de ses cheveux.
Bien sûr, cette routine matinale n’était
pas bien différente de d’habitude. En fait, songeait Harry, il ne
se souvenait pas d’un temps où cela aurait été différent.
On le réveillait toujours à six heures et demi pour préparer
le bacon, les œufs et les toasts. Il les servait tous les matins. Il attendait
que Tante Pétunia, Oncle Vernon et Dudley aient pris tout ce qu’ils
voulaient pour avoir le droit de toucher la nourriture, tous les matins.
Il nettoyait après, tous les matins.
La journée promettait d’être chaude.
L’été arrivait mais Harry n’était pas pressé
de le voir ; pour lui, l’été était synonyme de longues
heures à désherber, tondre la pelouse, et nettoyer les gouttières.
Il pensait qu’effectivement, il préférait l’école
aux grandes vacances, mais il ne l’aurait pas avoué à qui
que ce soit. Il était suffisamment impopulaire comme ça.
Harry fixa son regard en direction de l’école,
c’était bien à vingt minutes à pied de là.
Il réajusta ses lunettes qui glissaient de son nez car il était
en sueur, et partit en direction de l’école élémentaire
où la matinée ne promettait rien de plus excitant pour lui
que de recevoir des gommes derrière la tête. Les écoliers
n’avaient jamais beaucoup aimé Harry Potter, principalement parce
que le gang de Dudley ne l’aimait pas. Ils le tourmentaient souvent à
propos de ses lunettes cassées (qui tenaient grâce à
du ruban adhésif), ses vêtements trop grands, et ses cheveux
impossibles à maîtriser. Le seul détail à propos
duquel on le taquinait mais qu’il ne parvenait pas à détester,
était la cicatrice en forme d’éclair sur son front.
Harry était perdu dans ses pensées
et n’avait pas remarqué la racine d’arbre qui sortait du sol. Il
trébucha, son sac s’envola et ses lunettes allèrent s’écraser
par terre. Il se releva doucement du sol, vit avec consternation que son
pantalon était troué au niveau du genou et qu’il s’était
égratigné, et il commença à tâtonner
autour de lui pour trouver ses lunettes. Il avança lentement, tâtonnant
désespérément pour trouver ses lunettes, quand il
entendit très distinctement un « crunch ». Harry tressailli
; ça ne présageait rien de bon. Délicatement, il souleva
son pied gauche et vit le contour vague de ses lunettes. Craignant le pire,
il les glissa sur son nez et cria presque en voyant qu’il avait brisé
un verre. Non seulement il devrait se balader toute la journée dans
cet état et subir les tourments des autres, mais il savait qu’il
se passerait des semaines avant que Tante Pétunia ne fasse quoi
que ce soit pour remplacer le verre.
Harry émit un petit soupir, il savait
qu’il ne pourrait rien n’y faire, et alla récupérer son sac.
Peut-être était-ce parce qu’il était en colère,
mais il oublia la manière particulière avec laquelle il devait
tenir son sac pour l’empêcher de tomber en morceaux (une main sur
le dessous, l’autre tenant les deux moitiés ensemble) et il l’arracha
du sol. Le son du tissu qui se déchire ; tous ses livres d’école
qui dégringolent. Harry se mordit la lèvre pour s’empêcher
de hurler sa frustration, et essaya futilement de trouver comment réparer
son sac. Après avoir tirer de tous côtés et expérimenter
nombre de positions, il sut que son sac était trop abîmé
pour resservir un jour. Ceci non-plus ne lui mit pas du baume au cœur :
tant que Dudley n’aurait pas un nouveau sac, Harry savait qu’il n’en aurait
pas d’autre. Jetant les restes de bouts de tissus, Harry ramassa ses livres
de classe et essaya de trouver un moyen confortable de les transporter
tout le long du chemin de l’école. C’était impossible. Ils
étaient simplement trop lourds ! Harry n’était pas très
fort, ni très grand, alors le seul moyen de les traîner jusque
là bas était de les tenir devant lui, avec les deux bras
dessous. Il devait constamment les réajuster après quelques
mètres, alors ce ne fut pas surprenant que le temps qu’il arrive
jusqu’à sa salle de classe, le cours ait commencé sans lui
depuis longtemps.
« Ah, M Potter. » La voix froide
de Mme Rickshickle grinçait. « Je suis heureuse que vous ayez
pu vous joindre à nous. » Il y eut quelques moqueries quand
les élèves virent les lunettes craquées et le genou
écorché de Harry.
« Pardon, je suis en retard. » dit-il
tout essoufflé. « J’ai raté le… »
« Pas d’excuses, M. Potter. Asseyez-vous.
» dit Mme Rickshickle durement. Harry fit ce qu’on lui demandait
et alla s’asseoir au fond de la classe. Le professeur continua de le fixer
du regard un moment avant de reprendre son cours sur les grenouilles arboricoles.
Bien qu’elle n’eût aucune raison de mépriser Harry (il était,
après tout un élève tout à fait correct) il
y avait quelque chose à propos de ce garçon qu’elle n’aimait
pas tout simplement. Peut-être avait-elle pris cela des enfants,
ce dégoût de Potter, mais de toute façon, ça
n’aidait Harry en aucun cas. Il de tassa sur sa chaise et resta silencieux
tout le reste de la matinée.
*
Le déjeuner était peut-être
le pire moment de la journée pour Harry. En classe, les autres gamins
ne pouvaient tout bonnement pas lui jeter quoi que ce soit dessus sans
avoir une retenue, et au moins, à l’interclasse, il pouvait assez
bien esquiver les ballons. Mais à l’heure du déjeuner, de
la nourriture pouvait être jetée sur Harry sans qu’aucun professeur
ne le remarque, et la nourriture avait le chic pour rester collée
sur la peau ou dans les cheveux de quelqu’un.
C’était pour cela que Harry se tenait
toujours le dos rond au déjeuner, et essayait toujours de manger
très vite. Tante Pétunia préparait tous les jours
le déjeuner de Dudley. Elle lui cuisinait des petits morceaux de
viande, et faisait passer cela avec des paquets de biscuits et autres douceurs.
Deux ou trois sandwiches faisaient toujours parti du déjeuner avec
un gros bidon de cola. Le déjeuner prenait à lui seul trois
sachets, et Dudley ne laissait jamais de restes.
Au début de la scolarité de Harry,
Tante Pétunia lui préparait aussi à déjeuner.
Bien sûr, ce n’était rien comparé au déjeuner
de Dudley : le sachet de Harry contenait généralement un
demi-sandwich au fromage et un bidon d’eau. Mais au fil des ans, Tante
Pétunia devait consacrer de plus en plus de temps aux déjeuners
de Dudley dont les désirs ne faisaient qu’augmenter. (« Il
est en pleine croissance et il a besoin de BEAUCOUP d’énergie !
») elle décida que Harry pouvait manger ce que l’école
préparait. Elle faisait bien attention de ne donner à Harry
qu’assez d’argent pour acheter le repas le moins cher (salade au jambon
et lait écrémé). Harry ne s’en souciait pas ; il mangeait
tous ce qu’on posait devant lui, sans poser de question.
Harry était occupé à manger
sa salade au jambon quand Calvin Johnson se glissa près de Harry.
Cela surpris Harry puisque personne ne s’asseyait jamais avec lui. Il avait
habituellement une table pour lui tout seul.
« ‘Lut, Potter. » dit Calvin comme
si c’était la chose la plus naturelle du monde en mordant dans son
sandwich. Personne ne l’appelait jamais « Harry ». Quelques
fois, il se demandait si les autres élèves connaissaient
son nom.
« Salut. » dit Harry doucement. «
Est-ce que… Est-ce que tu as l’intention de t’asseoir ici ? »
Une sorte de sourire sombre s’étira sur
le visage de Calvin. « C’est exactement mon attention, Potter. Je
suis venu pour te demander si tu voulais un peu de ma glace. Je n’arrive
pas à la finir... » dit Calvin, il tenait une coupelle en
polystyrène plein de glace à la fraise.
Avec du recul, Harry aurait dû savoir que
Calvin ne présageait rien de bon. Mais la vue de la glace à
la fraise était trop tentante. « Mince, bien sûr ! J’en
veux bien ! »
« Tu es sûr ? » dit Calvin
avec un air taquin. D’autres personnes les regardaient maintenant, en se
penchant au-dessus de leurs tables.
Harry acquiesça vigoureusement sans quitter
la glace des yeux. « Ouais, ouais, j’en suis sûr ! »
Calvin eut un grand sourire. « Ça
marche, tu l’auras voulu ! » Encouragé par les cris et les
éclats de rires, Calvin écrasa la glace en plein sur le visage
espérant de Harry. De la glace à la fraise coula de son menton
jusque sur sa chemise, et Harry, ne sachant que faire essaya de la retirer
avec ses mains.
« Mince, Potter, tu es sûr de ne
pas vouloir du sirop avec ça ? » cria Nigel Finchman, un copain
de Calvin, au-dessus des rires et il versa du sirop au chocolat dans les
cheveux de Harry.
« On va être sûr de bien pénétrer
tout ça, Potter ! » couina Calvin en faisant pénétrer
le sirop jusqu’au cuir chevelu de Harry. « On va être sûr
que tu mettras des heures à nettoyer ça ! »
Harry, qui était habitué à
ce genre de chose, pensa qu’il valait mieux attendre la fin de l’affaire.
Crier ou riposter ne ferrait que les exciter un peu plus et Harry détestait
penser à ce qu’ils pourraient faire après ça. «
Stop... » dit-il faiblement.
A ce moment là, un instituteur, M. Nidedale,
interrompit la joyeuse séance. « Allez, dispersez-vous, vous
règlerez ça dans la cour. Potter, regardez-vous. Vous n’avez
pas honte ? Allez voir l’infirmière, elle vous fera une toilette.
»
« Oui, monsieur. » murmura Harry
en quittant rapidement le réfectoire, où l’écho des
rires résonnait encore. Il laissait une traînée de
glace derrière lui dans le Hall et il pouvait entendre le concierge
le maudire entre ses dents.
*
Quand l’infirmière aperçut Harry,
c’est à peine si elle pinça les lèvres.
« Encore en mauvaise posture, n’est-ce
pas, Potter ? Qu’avez-vous fait ? Vous êtes tombé dans la
cuve à glace ?»
« Presque »
« Ne faites pas le malin avec moi, jeune
homme. Venez. Voyons si on peut enlever ce… Ce truc de vos cheveux. »
Elle le poussa dans une salle d’eau et lui mit la tête sous le robinet.
Elle ne prit pas la peine de vérifier si l’eau était à
bonne température ; au contraire, Harry sentit de l’eau glacée
lui couler sur sa tête et son dos et il frissonna. «
Peut-être devriez vous utiliser du sirop sur vos cheveux, Potter,
pour les faire tenir en place. »
« Oui, ma’ame. »
Après cinq minutes d’efforts futiles,
l’infirmière soupira bruyamment. « Oh, Potter, je ne sais
pas comment vous avez fait, mais ce truc ne part pas. Et vous avez un truc
rose et collant partout sur votre chemise. Honnêtement, je ne sais
pas comment votre oncle et votre tante arrivent à vous tenir propre.
» Harry ne dit rien, il n’osait pas la regarder dans les yeux. Elle
soupira encore. « Je suppose qu’il va falloir appeler votre tante
et lui dire de venir vous chercher ! » s’exclama t’elle avec exaspération.
« Laissez moi essayer, hm Flo ? »
suggéra un homme hirsute qui se tenait dans l’embrasure de la porte.
Flo secoua la tête. « Il est
irrécupérable, M. Lupin, absolument irrécupérable.
»
« Et bien, nous allons voir ça,
n’est-ce pas ? » dit M. Lupin calmement, il sourit et fit un clin
d’œil à Harry. Harry eut le sentiment bizarre d’avoir déjà
rencontré cet homme, il y avait de nombreuses années…
L’infirmière leva les mains dans un signe
de défaite et s’écria : « Très bien, mais je
vous le dis, Potter est un cas irrécupérable ! »
Sur ce, elle fixa durement Harry qui sembla se
recroqueviller sous son regard.. Elle partit en trombe et M. Lupin entra
et ferma la porte. « Et bien, tu es dans un drôle d’état,
hein Harry ? » Il rit.
Harry ne se rappelait plus la dernière
fois que quelqu’un l’avait appelé « Harry » et, comment
ce faisait-il que M. lupin connaisse son nom ? « Oui… » dit
Harry lentement. « Je suis tombé… en quelque sorte… dans de
la glace… et du sirop… »
« Cela arrive aux meilleurs d’entre nous.
» dit M. Lupin très sérieusement. Il tourna un mitigeur
mais plaça sa main dessous pour voir comment était l’eau.
« Pas étonnant que ce truc ne parte pas – ça l’a congelé
! »
Harry eut une soudaine vision de pics de sirop
au chocolat glacés dans ses cheveux et rit.
M. Lupin rayonna en voyant Harry rire et joua
avec les mitigeurs pour obtenir de l’eau suffisamment chaude. « Dure
journée, hein Harry ? » demanda-t’il, le ton de sa voix avait
changé et était teinté de sollicitude.
Jamais on ne s’était adressé à
Harry avec cette compassion et Harry en était stupéfait.
« Et bien… Euh… Oui. »
« Oh, c’est honteux ! Tu veux m’en parler
? Tiens, place ta tête sous le robinet. C’est bien. »
« Et bien, tout à commencé
ce matin. J’ai dû préparer le petit déjeuné
pour ma famille. »
« Voyons, voyons ! Nous avons un chef parmi
nous ! » dit-il avec un sourire. Harry sourit en retour.
« Je ne suis pas un mauvais cuisinier.
» commenta Harry. Il ne l’avait jamais admis à voix haute.
« Je sais quand retirer le bacon du feu pour qu’il ne brûle
pas. »
« C’est un art que j’ai encore du mal à
maîtriser. » dit M. Lupin avec un petit sourire, il était
pleinement concentré sur les cheveux de Harry.
« Ensuite, j’ai raté le bus parce
que Tante Pétunia m’a fait nettoyer la vaisselle deux fois. »
« Deux fois, dis-tu ? »
« Euh… oui. Elle est obsédée
par les microbes. »
« Ah, oui. Encore une. »
« Ensuite, j’ai trébuché
sur une racine, et j’ai cassé mes lunettes, » dit Harry,
en montrant ses lunettes qui étaient sur le rebord de l’évier.
M. Lupin pris les lunettes rapidement, et les tapota avec quelque chose
qu’Harry ne pouvait voir sans ses lunettes (était-ce un bâton
?) et les remis sur le bord de l’évier.
« Elles m’ont l’air très bien, Harry.
» dit M. Lupin.
« Et mon sac a explosé, alors je
dois porter mes livres dans mes bras maintenant. Ils sont lourds, ces livres
d’école. » dit Harry. Il ne pouvait croire qu’un adulte prenait
la peine d’engager une conversation avec lui. « Alors je suis arrivée
en retard à l’école et ensuite, quelqu’un m’a jeté
de la glace à la fraise et m'a frotté la tête avec
du sirop au chocolat. »
« Mais, pourquoi quelqu’un ferrait-il cela
? » demanda M. Lupin doucement, il rinçait les restes de chocolat
des cheveux de Harry.
Après un moment d’hésitation, alors
qu’il retirait sa tête de dessous le robine, .Harry chuchota «
Personne… personne ne m’aime… »
M. Lupin lui entoura la tête d’une serviette
et lui sécha les cheveux. « Pourquoi est-ce qu’ils ne t’aiment
pas ? Est-ce que tu le sais ? »
« Mon cousin, Dudley, il est grand et fort.
Il ne m’aime pas, et si quelqu’un m’aimait bien, il se ferait mettre K.O.
par lui. Et puis mes vêtements… ils sont trop grands, et mes cheveux,
ils ne tiennent pas coiffés. »
« C’est une situation épineuse.
» dit M. Lupin. « Mais Harry, voudrais-tu vraiment être
ami avec quelqu’un qui te laisserait tomber quand cela deviendrait un peu
effrayant ou parce que tu n’es pas populaire ? »
Le regard vert d’Harry glissa vers le sol. «
Oh, je ne sais pas… » dit-il, pas plus haut qu’un chuchotement.
« Ce serait bien d’avoir quelqu’un à qui parler, c’est tout.
»
« Oh, Harry... » dit M. Lupin gentiment
en finissant de lui sécher les cheveux, il lui fit relever la tête
jusqu’à ce que leurs regards se rencontrent. « Les choses
ne sont pas toujours comme elles le semblent. Tu trouveras ta place un
jour, je te promets ! »
Harry se gratta la tête, un peu contrarié
; cet homme ne savait pas de quoi il parlait !
« Je sais que tu ne me crois pas en ce
moment. » M. Lupin continuait comme s’il pouvait lire dans les pensées
de Harry. « C’est difficile quand tu te sens misérable. Mais
un jour viendra et tout aura changé. » Il tendit à
Harry ses lunettes. Harry les mit et remarqua qu’elles n’étaient
plus craquées. Il risqua un œil jusqu’à sa chemise et vit
que toute la glace était partie, et le trou dans son jeans était
raccommodé. Surpris, Harry se tourna vers l’homme si sympathique
en face de lui. M. Lupin posa une main sur l’épaule de Harry et
sourire. « Il y a des gens normaux dans ce monde, Harry, et il y
a des gens spéciaux. » M. Lupin eut un grand sourire et tout
son visage s’illumina. « Tu es spécial, Harry. N’oublie jamais
ça. »
Harry acquiesça lentement. « Je
n’oublierais pas. » chuchota-t’il, et il le pensait.
M. Lupin se pencha vers lui et chuchota «
Souviens-toi de ce que je t’ai dit – un jour, tout aura changé.
Jusque là, ne les laisse pas te décourager. » Il se
redressa d’un coup, comme s’il venait d’avoir une révélation
stupéfiante. « Bien ! Je pense que tu peux retourner en classe
maintenant, Harry. Tu te sens mieux ? »
Harry sauta sur ses pieds, il se sentait comme
s’il n’avait rien à craindre du tout. « Bien mieux ! »
dit-il.
M. Lupin eut l’ai content. « Bien, bien
! Cours maintenant, tu ne veux pas être en retard ! »
Harry sortit en courant du bureau de l’infirmière
avec un sourire immense sur le visage. Rien à faire, il ne les laisserait
pas le décourager…
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